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Arlitto
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L'Énigme des portes Empty L'Énigme des portes

Ven 27 Sep 2019 - 12:27
L'Énigme des portes

Bien des gens se piquent de curiosité pour une énigme, un puzzle dont les pièces peuvent être vues de diverses manières et qui réserve une surprise, voire la découverte d’un trésor, qui sait ???

Si vous êtes de ceux-là, vous serez intéressé par ‘l’énigme des portes’.


Tout a commencé à Méguiddo, ville stratégique qui, dans l’Antiquité, dominait les routes commerciales et militaires du Moyen-Orient. Les archéologues y ont découvert les vestiges d’une énorme porte défensive qui, selon toute apparence, datait de l’époque du roi Salomon. À quoi ressemblait-elle ??? Recueillons les premiers indices.

Un voyageur, ou une armée ennemie, qui montait par la route menant à cette ville fortifiée rencontrait une première porte donnant sur une place ou cour. Les envahisseurs éventuels y seraient à découvert lorsqu’ils y pénétreraient et se dirigeraient sur leur gauche pour atteindre la principale porte de défense, qui est au cœur de notre énigme.

Du côté extérieur, cette porte était flanquée de tours fortes. Elle était entièrement construite, ni en pierres brutes ni en briques, mais en pierres soigneusement taillées, technique caractéristique de l’époque de Salomon.

L’agencement de l’intérieur de la porte était particulier. Sur les côtés d’un long vestibule se dressaient des pilastres massifs, ou piliers de maçonnerie, qui formaient six chambres où des gardes pouvaient se tenir (voir Ézéchiel 40:6, 10, 20, 21, 28, 29).

En temps normal, un chariot ou un groupe de marchands pouvaient y passer facilement, mais pour des ennemis décidés à forcer les lourds portails principaux, ce serait une tout autre affaire.

Les piliers les contraindraient à s’engager dans un passage étroit, à travers l’élite de l’armée de Méguiddo postée dans les salles situées à droite et à gauche.

Cherchons à présent d’autres indices au tell, ou monticule de ruines, de l’antique Hazor, au nord de la mer de Galilée. Le professeur John Garstang y a entrepris des fouilles en 1928, et l’archéologue israélien Yigael Yadin s’est rendu sur ce tell imposant en 1955.

Il avait présente à l’esprit la déclaration biblique suivante : "Voici ce qui concerne les requis du travail forcé que le roi Salomon leva pour bâtir la maison de YHWH, et (...) la muraille de Jérusalem, et Hazor, et Méguiddo, et Guézer." (1 Rois 9:15). Il semblait logique de penser que les ingénieurs constructeurs de Salomon avaient fortifié sur le même modèle les différentes villes qu’ils avaient rebâties.

Allait-on retrouver à Hazor ce genre de porte caractéristique de l’époque de Salomon ???

Lors des fouilles conduites par Yadin, on découvrit un double mur muni de salles. Puis on commença à mettre au jour une construction importante rattachée à ce double mur. Yadin raconte : "Nous avons immédiatement compris que nous avions découvert la porte (...). En outre, il est vite devenu manifeste que le plan et les dimensions de cette porte qui comptait six chambres et deux tours correspondaient au plan de celle découverte [de nombreuses années] auparavant à Méguiddo (...). Notre équipe était en effervescence (...).

Nous avons tracé au sol le plan de la porte de Méguiddo, en représentant les angles et les murs avec des bouts de bois, et avons demandé à nos ouvriers de creuser suivant ce dessin en leur annonçant: ‘Ici, vous trouverez un mur’, ou : ‘Là, vous trouverez une salle.’ L’exactitude de nos ‘prophéties’ accrut considérablement notre prestige. (...)

Mais quand nous [leur] avons lu le verset biblique relatif aux travaux effectués par Salomon à Hazor, à Méguiddo et à Guézer, nous avons perdu une part de notre prestige, tandis que celui de la Bible s’en trouva rehaussé." — Hazor: la mise au jour d’une grande citadelle des temps bibliques (angl.).

Ainsi, on semblait résoudre l’énigme des portes exactement comme on s’y attendait en suivant les indications fournies par la Bible. Mais qu’en serait-il à Guézer, située au sud ??? Yadin savait que l’archéologue irlandais R. Macalister n’y avait trouvé aucun vestige attribué à Salomon lors des fouilles qu’il y avait effectuées de 1902 à 1909. Se pouvait-il que d’importants indices permettant de déchiffrer ce que Yadin appelait "le mystère de Guézer" aient été négligés ???

Yadin raconte : "Les découvertes faites à Hazor et le fameux passage du premier livre des Rois m’ont amené à réexaminer le compte rendu de Macalister avec l’espoir de localiser une porte. Vous pouvez imaginer mon étonnement et ma vive émotion quand (...) je suis tombé sur un croquis (...) intitulé ‘Plan du château maccabéen de Guézer’." Macalister estimait que les vestiges de ce "château" dataient de l’époque de la rébellion des Maccabées (IIe siècle av. n. è.).

Mais Yadin pensait que ce dessin ancien représentait peut-être ‘le mur d’une casemate, une porte extérieure et, plus important encore, ce qui ressemblait à la moitié d’une porte en tout point semblable à celles découvertes à Méguiddo et à Hazor’. Yadin publia un article dans lequel il exposait ces indices.

Par la suite, William Dever entreprit des fouilles à Guézer. Qu’y découvrit-il ??? Il écrit avec émotion : "Salomon a bel et bien rebâti Guézer!" Comme Yadin le dit, "sans l’ombre d’un doute, non seulement l’équipe de Dever a mis au jour l’autre moitié de la porte, mais l’étude des strates et des poteries a apporté la preuve irréfutable que l’ensemble avait été bâti à l’époque de Salomon".

L’énigme était donc percée. À ce propos, voici ce que Yadin a fait remarquer dans The Biblical Archaeologist (Volume XXXIII, 1970, 3) : "Ce bref passage du livre biblique des Rois a permis de localiser et de dater les fortifications, érigées du temps de Salomon, sur un même modèle pour les trois villes." "Il semble bien qu’à aucun autre moment dans l’histoire de l’archéologie un passage ait autant que 1 Rois 9:15 facilité l’identification et la datation d’édifices dans plusieurs des tells les plus importants."
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L'Énigme des portes Empty L'Autel : élément essentiel au culte ???

Ven 27 Sep 2019 - 12:28
L'Autel : élément essentiel au culte ???


Le premier que la Bible mentionne est celui que Noé bâtit pour offrir des sacrifices d’animaux après le déluge, au sortir de l’arche. — Genèse 8:20.


Après la confusion du langage à Babel, l’humanité s’est dispersée sur toute la surface de la terre (Genèse 11:1-9). Dotés d’un sens inné du divin, les humains ont essayé de s’approcher de Dieu, qu’ils connaissaient de moins en moins bien, le "cherchant à tâtons" comme des aveugles (Actes 17:27 ; Romains 2:14, 15). 

Depuis Noé, de nombreux peuples ont élevé des autels à leurs divinités. Religions et individus en ont employé dans leur faux culte. 

Certains, dans leur éloignement du vrai Dieu, sont allés jusqu’à s’en servir pour des rites horribles dont les victimes étaient des humains, y compris des enfants. Mais que dire des autels dans le vrai culte ???


Autels et vrai culte en Israël


D’autres hommes fidèles après Noé ont dressé des autels réservés à leur adoration du vrai Dieu. Ainsi, Abraham en bâtit à Shekèm, en un certain lieu près de Béthel, à Hébrôn, et aussi sur le mont Moria, où il sacrifia un bélier fourni par Dieu pour remplacer Isaac. Plus tard, Isaac, Jacob et Moïse en érigèrent spontanément pour adorer Dieu. — Genèse 12:6-8 ; 13:3, 18 ; 22:9-13 ; 26:23-25 ; 33:18-20 ; 35:1, 3, 7 ; Exode 17:15, 16 ; 24:4-8.


En même temps qu’il lui donna sa Loi, Dieu commanda à Israël de bâtir le tabernacle, une tente portative, appelé aussi “ la tente de réunion ”, qui serait l’élément central de la structure permettant de s’approcher de lui (Exode 39:32, 40). 

Ce tabernacle avait deux autels. Celui des holocaustes, en acacia plaqué de cuivre, était devant l’entrée et servait à offrir des sacrifices d’animaux (Exode 27:1-8 ; 39:39 ; 40:6, 29). L’autel de l’encens, également en acacia mais plaqué d’or, était à l’intérieur du tabernacle, devant le rideau du Très-Saint (Exode 30:1-6 ; 39:38 ; 40:5, 26, 27). On y brûlait un encens spécial deux fois par jour, matin et soir (Exode 30:7-9). Plus tard, le temple en dur que Salomon construisit fut agencé comme le tabernacle, avec deux autels.


" La tente véritable ” et l’autel symbolique


En donnant la Loi à Israël, Dieu fit plus que fournir des prescriptions pour réguler la vie de ses serviteurs et leur accès à lui par les sacrifices et les prières. Bon nombre des caractéristiques de la Loi constituaient ce que l’apôtre Paul a appelé une “ représentation typique ”, un “ exemple ”, une “ ombre des choses célestes ”. (Hébreux 8:3-5 ; 9:9 ; 10:1 ; Colossiens 2:17.)

En d’autres termes, en plus de guider les Israélites jusqu’à la venue du Christ, bien des aspects de la Loi ont aussi constitué un aperçu des desseins de Dieu qui s’accompliraient par le moyen de Jésus Christ (Galates 3:24). 

En effet, certains aspects de la Loi avaient une valeur prophétique. Par exemple, l’agneau pascal, dont le sang servait de signe de salut pour les Israélites, préfigurait Jésus Christ. Jésus est en effet “ l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ”, dont le sang a été répandu pour nous libérer du péché. — Jean 1:29 ; Éphésiens 1:7.


Beaucoup de choses liées au tabernacle et au service dans le temple figuraient des réalités spirituelles (Hébreux 8:5 ; 9:23). D’ailleurs, Paul parle de “ la tente véritable que Dieu a dressée, et non pas l’homme ”, et ajoute : “ Christ est venu comme grand prêtre des bonnes choses qui sont arrivées, par le moyen de la tente plus grande et plus parfaite, non faite par des mains, c’est-à-dire qui n’est pas de cette création. ” (Hébreux 8:2 ; 9:11). “ La tente plus grande et plus parfaite ” était le grand temple spirituel de Dieu, dont le langage des Écritures indique qu’il est l’ensemble des dispositions par lesquelles les humains peuvent s’approcher de Dieu en vertu du sacrifice propitiatoire de Jésus Christ. — Hébreux 9:2-10, 23-28.


L’autel de l’holocauste avait lui aussi une valeur prophétique. Il représente apparemment la “ volonté ” de Dieu, son intention d’accepter le sacrifice humain parfait de Jésus. — Hébreux 10:1-10.


Plus loin dans la lettre aux Hébreux, Paul fait ce commentaire intéressant : “ Nous avons un autel dont ceux qui font un service sacré à la tente n’ont pas le droit de manger. ” (Hébreux 13:10). 

De quel autel parlait-il ???


Beaucoup d’exégètes affirment que l’autel d’Hébreux 13:10 est celui qui sert à l’eucharistie, c’est-à-dire le “ sacrement ” par lequel le sacrifice de Christ est censé se renouveler pendant la messe. Mais le contexte du passage est clair : l’autel dont Paul parle est symbolique. 

Plusieurs biblistes donnent un sens figuré au mot “ autel ” dans ce texte. Pour le jésuite Joseph Bonsirven“ cela s’accorde parfaitement avec tout le symbolisme de l’épître [aux Hébreux] ”. Il dit aussi : “ Dans la langue chrétienne le mot ‘ autel ’ est d’abord employé dans un sens spirituel et ce n’est que depuis Irénée et surtout Tertullien et saint Cyprien qu’il est appliqué à l’eucharistie et plus particulièrement à la table eucharistique. ”


Comme le déclare une revue catholique, l’usage de l’autel s’est répandu à “ l’ère constantinienne ” avec la “ construction des basiliques ”. “ Il est certain, lit-on dans Rivista di Archeologia Cristiana (Revue d’archéologie chrétienne), que pendant les deux premiers siècles on ne peut pas parler d’un lieu fixe de culte, mais d’assemblées liturgiques tenues chez des particuliers, dans des pièces qui dès la fin de la cérémonie retrouvaient leur fonction première. ”


L’autel actuellement


La Civiltà Cattolica , dit ceci : “ L’autel est le point central non seulement de l’église édifice, mais aussi de l’Église vivante. ” Cependant, Jésus Christ n’a pas institué la moindre cérémonie religieuse faisant appel à un autel, pas plus qu’il n’a ordonné à ses disciples d’accomplir des cérémonies qui en nécessitent un

Ses mentions d’un autel en Matthieu 5:23, 24 et ailleurs ont trait à des pratiques religieuses qui avaient cours chez les Juifs, mais elles n’indiquent nullement que ses disciples devaient adorer Dieu au moyen d’un tel objet.


L’historien américain George Foot Moore (1851-1931) a écrit :  Le culte chrétien dans ses grandes lignes a toujours été le même, mais à la longue les rites décrits par Justin au milieu du IIe siècle ont perdu leur simplicité pour se muer en cérémonial imposant. ” Les rites catholiques et les cérémonies religieuses publiques sont si nombreux et si compliqués qu’ils en constituent une matière d’étude, la liturgie, dans les séminaires catholiques. M. Moore dit encore : “ Cette tendance, inhérente à tout rituel, s’est beaucoup accentuée par l’influence de l’Ancien Testament quand le clergé chrétien s’est posé en successeur de la prêtrise du système précédent. Le costume somptueux du grand prêtre, les habits cérémoniels des autres prêtres, les cortèges solennels, les chœurs de Lévites chantant des psaumes, les volutes de fumée dans le balancement des encensoirs... tout cela semblait un modèle divin de l’adoration religieuse, qui accréditait une Église rivalisant de pompe avec les cultes antiques. ”


De nombreux rites, cérémonies, vêtements et autres accessoires de culte de plus d’une religion chrétienne ne s’inspirent pas des enseignements des Évangiles, mais des coutumes et des rites juifs ou païens. 

L’Enciclopedia Cattolica affirme que le catholicisme “ a hérité l’usage de l’autel du judaïsme et en partie du paganisme ”. Minucius Felix, apologiste du IIIe siècle, a écrit que les chrétiens n’avaient “ pas de sanctuaires ni d’autels ”. Le dictionnaire encyclopédique Religioni e Miti (Religions et mythes) va dans le même sens : “ Les premiers chrétiens ne voulaient pas utiliser l’autel afin de se démarquer des cultes juif et païen. ”


Étant donné que le christianisme reposait essentiellement sur des principes faits pour être acceptés et appliqués au quotidien et dans tous les pays, il n’y avait plus besoin d’une ville sainte sur la terre, ni d’un temple matériel pourvu d’autels, ni de prêtres humains de rang particulier et vêtus d’habits distinctifs. 


 L’heure vient, a dit Jésus, où ce n’est ni dans cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. [...] Les vrais adorateurs adoreront le Père avec l’esprit et la vérité. ” (Jean 4:21, 23)

La complexité des rites et l’emploi d’autels de la part de nombreuses religions vont à l’encontre de ce que Jésus a précisé sur la façon d’adorer le vrai Dieu.
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