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La religion assyro-babylonienne Empty La religion assyro-babylonienne

Ven 4 Oct - 20:01
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La religion assyro-babylonienne



Croyances et rituels en Mésopotamie

En dépit du nom qu'on a convenu de lui donner, la religion assyro-babylonienne remonte, dans ses origines et dans sa constitution, à une époque bien antérieure à l'épanouissement des cités babyloniennes et assyriennes. 

Dès le début du IIIe millénaire avant J.-C., existait, dans les bassins inférieurs du Tigre et de l'Euphrate, une civilisation florissante, due à l'interpénétration de deux peuples voisins et rivaux : les Akkadiens et les Sumériens

Le pays de Sumer, situé en bordure et au fond du golfe Persique, qui s'avançait alors beaucoup plus avant dans les terres, avait pour capitale Lagash; les villes d'Eridu, au sud, et de Nippur, au nord, marquaient ses limites extrêmes; comme autres villes, il faut citer Uruk (ou Erech), Larsa, Ur. Les Sumériens étaient venus probablement de l'Asie du sud ou du centre. Le pays d'Akkad, situé immédiatement au nord du pays de Sumer, était peuplé de Sémites, probablement originaires d'Arabie ou de la Syrie du nord. Il avait pour capitale Agadé (ou Akkad), et pour villes principales, en montant du sud au nord, Borsippa, Babylone, Kish, Kutha, Sippar. 

La part attribuable à chacun de ses peuples dans le développement de la civilisation est complexe. Dans l'ordre religieux, qui seul nous occupe ici, il semble que religion de Sumer-Akkad soit d'abord celle des Sumériens, qui en tout cas ont fourni une riche base mythologique. La religion assyro-babylonienne résulterait ainsi de la sémitisation d'un fond primitif sumérien. Quoi qu'il en soit, on ne peut douter qu'il n'y ait eu pénétration réciproque entre les religions des pays de Sumer et d'Akkad. 

Sans doute, chaque cité vénérait ses divinités propres, mais elle accueillait aussi volontiers celles des cités voisines. En outre, les conquérants, lorsqu'ils soumettaient une région, y implantaient leurs dieux. Ceux-ci finissaient alors par s'identifier aux dieux locaux; de là des assimilations ou, à défaut, des filiations, des parentés. C'est de ce mélange des panthéons akkadien et sumérien, complété par les apports des époques postérieures, que se sont constituées la religion et la mythologie assyro-babyloniennes.

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Dieu à tête d'aigle, découvert à Nimrud (Kalah) 
(albâtre, hauteur 1,20 m, musée du Louvre).

La représentation des dieux mêle zoomorphisme et anthropomorphisme de trois manières différentes, selon la part qui prend leur caractère animal ou humain : 

On a pu concevoir les divinités simplement sous la forme d'animaux, bons ou mauvais, utiles ou redoutables à l'humain : le taureau, le lion, les grands capridés. Mais ces animaux sont représentées dans des attitudes humaines : un relief montre ainsi un taureau ramant dans une barque ou s'appuyant sur deux petits lions qu'il maintient par ses pattes de devant. 
• On pouvait aussi envisager des divinités sous la forme d'entités mi-animales mi humaines. Certains personnages de la glyptique babylonienne, par exemple, sont représentés avec un buste d'homme finissant en longue queue de serpent, ou ayant des épaules duquel naissent des serpents. Cependant, cette tendance a été, en Mésopotamie, bien moins représentée qu'en Égypte. 

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Deux Enkidu, mi-hommes, mi-taureaux,  
étreignant l'arbre sacré.(Plaquette en terre cuite d'Ashunak).


Enfin, les dieux apparaissent comme des êtres humains. Mais ils sont alors flanqués d'un animal attribut. Adad, le dieu de la foudre et de l'orage, se fait accompagner de son taureau; Ishtar, déesse de la fécondité et aussi de la guerre, de son lion et dans certains pays de la colombe, etc.

A la dualité animal/humain des dieux se superpose aussi la dualité masculin/féminin. Le principe mâle et le principe femelle de fécondité apparaissent ainsi liés dans le dieu primitif de Sumer : Enlil et de sa parèdre Ninlil, qui devint par la suite Ishtar avec tous ses attributs. Mais tandis que ces principes divins mâle et femelle, objets d'un culte dans toute l'Asie antérieure, étaient adorés sous cet aspect dans l'Asie Mineure par exemple, la Mésopotamie accorda plutôt au dieu mâle le caractère de divinité des éléments dont l'action assure la reproduction et la fécondité. Ishtar, au contraire, garda son aspect de déesse de la fécondité et conserva sa place lors du développement du panthéon assyro-babylonien.

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Ven 4 Oct - 20:03
Le panthéon mésopotamien

Dieux :  


Marduk


Marduk ou Mardouk est le dieu de la ville de Babylone, où il siégeait dans son temple « au pinacle surélevé » (Esagil), en compagnie de son épouse Sapanîtu, ou Zarpanîtu.

Les mésopotamiens en faisaient le fils aîné d’Êa et de la déesse Damkina. Dieu agraire d'importance secondaire à l'origine, il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor (XIIe s. avant notre ère).

Le Poème de la Création, l'épopée babylonienne des origines du monde, écrit à cette époque, est destiné à justifier cette promotion. Marduk finira par supplanter Enlil (en en absorbant les attributions) comme dieu suprême du panthéon. On lui associe le dragon et la planète Jupiter.

Divinité locale à l'origine et envisagé comme une des multiples manifestations du soleil, ainsi que l'indique la forme étymologique de son nom Amar-utuki « éclat du soleil » , il devint le chef du panthéon assyro-babylonien et prit le pas sur les autres divinités poliades, à partir du jour où la prépondérance politique de Babylone fut définitivement reconnue. Sa personnalité se confond dès lors avec celle de Bel, le fils aîné d'Êa ; c'est pourquoi on le nomme souvent Bel-Marduk, et il préside à la plus grosse et à la plus brillante des planètes, Jupiter. On l'appelle « le dieu qui mesure la marche du soleil, le prince des légions stellaires »; il est qualifié de « juge, soutien de la royauté, dieu des légions, celui qui marche devant Êa ». On l'invoque comme il suit dans un hymne en soit honneur :

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Roi de la surface de la terre, roi des contrées,
Fils aîné d'Êa, qui ramènes le ciel et la terre (dans leurs mouvements périodiques),  
Grand seigneur de la surface de la terre
, roi des contrées, dieu des dieux.
du ciel et de la terre, qui n'as pas d'égal,
serviteur d'Anu et de Bel, miséricordieux entre les dieux,
miséricordieux qui rappelles les morts à la vie,
 
Marduk, roi du ciel et de la terre, roi de Babylone, seigneur du E-Sagil  
Seigneur du E-Zida, seigneur du E-Mah-bilat; à toi sont le ciel et la terre, à toi sont ensemble le ciel et la terre, à toi est le charme de vie, à toi est le philtre de vie,
à toi est la clôture brillante de l'ouverture de l'Océan!  
L'ensemble des hommes,
Tous les êtres vivants, désignés par un nom, qui existent à la surface de la terre, les quatre régions célestes dans leur totalité,
les Archanges des légions du ciel et de la terre, tous tant qu'ils sont.
...
Ô Marduk! roi du ciel et de la terre,  
j'ai invoqué ton nom, j'ai invoqué ton coeur; que les dieux glorifient ton nom! qu'ils bénissent celui qui t'est soumis!


Sous le nom mystique de Silik-mulu-hi, Bel-Marduk est l'une des principales divinités invoquées dans les incantations magiques. Son rôle est non moins important dans l'épopée cosmogonique où il lutte pour défendre le monde organisé, contre les puissances du chaos, Anu, Tiamat et leurs agents subalternes.
Le combat de Marduk et de Tiamat forme un des plus importants chapitres de la grande épopée babylonienne. Jouant le rôle du serpent tentateur dans la Genèse, et prenant la figure d'un animal monstrueux, Tiamat, la source du péché, induit l'humain à désobéir aux règles établies par Êa, l'intelligence divine. Alors, les dieux arment, de la foudre et de la harpè, Marduk qui précipite Tiamat dans les enfers. Le dithyrambe qui suit est placé dans la bouche de Marduk, au moment où les dieux célestes viennent de l'équiper pour ce grand combat :

Devant la terreur de ma force immense, puissante comme celle d'Anu, qui oserait résister?  
Je suis le maître; les montagnes escarpées qui élèvent leurs têtes jusqu'au ciel, tremblent devant moi;
La montagne d'albâtre, de lapis et d'onyx, je la tiens dans ma main.  
Archange de la terre, comme un oiseau de proie fond sur les passereaux,  
Dans la montagne, par ma vaillance héroïque, je décide la querelle.  
Dans ma main droite, je tiens le disque de feu;
Dans ma main gauche, je tiens le disque de carnage.

Le soleil à cinquante faces, arme de ma divinité, je le porte;
Le vaillant, qui brise les montagnes, le soleil dont l'action ne cesse pas, je le porte.
L'arme qui, comme l'ogre, agit merveilleusement tout autour d'elle, je la porte.  
Celle qui brise les montagnes, l'arme puissante d'Anu, je la porte.  
Celui qui courbe les montagnes, le poisson aux sept nageoires, je le porte.
La lame flamboyante de la bataille, qui dévaste et désole le pays rebelle, je la porte.
La harpè qui bouleverse les rangs, glaive de ma divinité, je la porte,
Celle aux atteintes de qui la montagne n'échappe pas, la main du mâle puissant de la bataille, je la porte.
La joie des vaillants, la lance qui fait la force dans la bataille, je la porte.
Le lacet qui s'attache à l'homme, et l'arc de la foudre, je les porte.
La massue qui écrase les demeures du pays rebelle, et le bouclier de la bataille, je les porte. La trombe de la bataille, l'arme aux cinquante têtes, je la porte.  
Pareil à l'énorme serpent à sept têtes, ayant le ... à sept têtes, je le porte.
Pareil au serpent qui bat les flots de la mer, attaquant l'ennemi en face,
Dévastatrice dans la violence des batailles, dominatrice du ciel et de la terre, l'arme aux sept têtes, je la porte.
Faisant jaillir son éclat comme celui du jour, le dieu qui échauffe l'Orient, je le porte. Créateur du ciel et de la terre, le dieu dont la main ne rencontre pas d'adversaire, je le porte.
L'arme qui remplit le pays de la terreur de sa force immense,
Dans ma main droite puissamment, le projectile d'or et d'onyx ...


On se souvient que dans le récit des premiers chapitres de la Genèse biblique, Yahveh place à la porte de l'Éden « pour garder le chemin de l'arbre de vie », avec les Kérubim, une arme qualifiée « la lame flamboyante du glaive qui tourne. » Il s'agit probablement d'un instrument analogue au tchakra des indiens, disque aux bords tranchants, au centre évidé, que l'on projette horizontalement après l'avoir fait tournoyer autour des doigts, de manière à lui imprimer une rotation rapide sur lui-même. Ce disque tranchant, pareil, sans doute, aux roues qu'Ezéchiel décrit à côté des Kérubim de sa vision de la Merkabah, nous en avons la description complète dans le dithyrambe en l'honneur de Marduk, que nous venons de rapporter. Marduk est muni d'une panoplie complète, harpè, lance, lasso, arc, massue et bouclier; il tient
sur chacune de ses mains un disque tournoyant. C'est là son arme la plus formidable, celle qui assure le mieux sa victoire, celle qu'il décrit avec le plus de complaisance et avec abondance de métaphores.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Marduk ou Mardouk est le dieu de la ville de Babylone, où il siégeait dans son sanctuaire l'Esagil « le temple au pinacle surélevé », auquel était adjoint la ziggourat Etemenanki, passée à la postérité comme la Tour de babel. Sa parèdre était Zarpanîtu, ou Sarpanîtu. Les mésopotamiens en faisaient le fils aîné d'Ea et de la déesse Damkina. Dieu agraire d'importance secondaire à l'origine, il acquiert toute son importance sous le règne de Nabuchodonosor (XIIe siècle av. J.-C.). Le Poème de la Création (Enuma Elish), écrit à cette époque, est destiné à justifier cette promotion. Marduk finira par supplanter Enlil (en en absorbant les attributions) comme dieu suprême du panthéon. On lui associe le dragon (Mushkhushu) et la planète Jupiter.

Chaque année au nouvel an, les dieux de Babylone et de Borsippa viennent lui rendre hommage ; une grande procession s'organise sur la voie sacrée. Le huitième et le onzième jour, les dieux se réunissent dans son temple, le saluent avec crainte, se tiennent agenouillés devant lui pendant que les destins se fixent irrévocablement pour l'année entière. La suppression de ces solennités, en temps de guerre ou de malheurs publics, était une calamité dont on faisait mention dans les annales de la cité.


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Ven 4 Oct - 20:04
Sîn / Nanna

Nanna (r) chez les Sumériens ou Sîn, pour les Akkadiens.

C’est le nom du dieu de la Lune des Mésopotamiens. Fils d’Enlil, ou de Marduk, il est aussi le protecteur des bergers. 

D'après les donnés de l'épopée babylonienne, Sin, le fils de Marduk et implorant sa protection, est moins important que son père et il occupe un rang inférieur dans la hiérarchie céleste. Il n'en fut pas toujours partout ainsi, et Sin, le dieu Lune, semble avoir tenu la place d'honneur dans les adorations des rois primitifs de la Mésopotamie, avant la suprématie de Babylone. 



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Nanna ou Zu-en (qui est devenu Zi-en ou Sin)

C'était le dieu spécial et tutélaire de la ville d'Ur; les inscriptions des rois de cette ville, qui ont sans cesse embelli et réparé son sanctuaire, le proclament « le chef, le puissant, le seigneur des Esprits, le roi des dieux, l'étincelant. » A l'époque de l'empire babylonien, au contraire, Sin n'est plus que « le seigneur des trente jours du mois, le seigneur du signe zodiacal, l'architecte, celui qui veille sur la terre »; on lui donne souvent pour frère Adar Sandan, le dieu de la force; dans une légende recueillie par Ctésias,  les deux frères divins se disputent le gouvernement du ciel.  

Toutefois, le caractère astrologique de la religion assyro-babylonienne fait que le dieu, Lune garde toujours un rôle important, soit dans les représentations figurées où son symbole est le croissant, soit dans les prières liturgiques, comme le constate l'hymne suivant où on l'invoque :

Seigneur, prince des dieux, qui seul es sublime clans le ciel et sur la terre! Père, illuminateur, seigneur, dieu protecteur, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur, dieu grand, prince des dieux! 
Père, illuminateur, seigneur, Sin, prince des dieux! Père, illuminateur, seigneur d'Ur, prince des dieux! 
Père, illuminateur, seigneur du E-Sirgal, prince des dieux! 
Père, illuminateur, seigneur, créateur des couronnes, prince des dieux! 
Père, illuminateur, qui fais arriver majestueusement la royauté à sa plénitude, prince des dieux! 
Père, illuminateur, qui t'avances dans l'appareil de la majesté, prince des dieux! 
Luminaire puissant aux cornes vigoureuses, aux membres complètement formés, à la barbe étincelante, splendide quand il remplit son orbe. 
Fruit qui se produit lui-même, sortant de son domicile; qui, dans son action propice, n'interrompt pas la gouttière par laquelle il verse l'abondance! 
Miséricordieux, qui engendre tout, qui, au-dessus des êtres vivants élève sa demeure étincelante!
Père, miséricordieux et restaurateur, dont la main soutient la vie sur la terre! 
Seigneur, ta divinité, comme les creux profonds et la vaste mer, répand une terreur respectueuse! 
... de la surface de la terre, développant la rectitude, proclamant sa gloire, 
Père, générateur des dieux et des hommes, qui élève sa demeure et fonde tout ce qui est bon. Qui proclame la royauté, qui donne le sceptre suprême, qui fixe les destinées pour les jours 
lointains; 
chef inébranlable, dont le cour est vaste et n'oublie personne, 
... dont les genoux ne se reposent pas, qui ouvre le chemin aux dieux, ses frères, 
qui, des fondements au plus haut sommet des cieux s'avance, qui ouvre la porte des cieux, faisant luire la lumière sur le pays des hommes, 
Père qui m'a engendré ... 
Seigneur qui ordonne ses commandements au ciel et à la terre, dont personne n'enfreint la volonté ... 
Dans le ciel, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime. 
Sur la terre, qui est sublime? Toi! toi seul es sublime.

Toi! ta volonté est proclamé dans les cieux, et les Archanges célestes prosternent leur face. Toi! ta volonté est proclamée sur la terre, et les Archanges de la terre baisent le sol. 
Toi! ton commandement retentit en haut comme un vent dans les ténèbres, et il fait germer 
la terre. 
Toi! ton commandement existe à peine sur la terre, et déjà la végétation est produite. 
Toi! ton commandement s'étend sur les lieux habités et les sommets, et il multiplie les êtres vivants. 
Toi! ton commandement donne l'existence à la vérité et à la justice; il affermit la vérité parmi les hommes. 
Toi! ton commandement, ce sont les cieux reculés et la terre qu'ils couvrent, qui n'oublient personne. 
Toi! ton commandement, qui peut l'apprendre? qui peut l'égaler? 
Seigneur, dans les cieux est ta seigneurie, sur la terre ton principat; parmi les dieux, tes frères, tu n'as pas de rival. 
Roi des rois, qui n'a aucun juge au-dessus de lui, dont aucun dieu n'égale la divinité ... Favorise la ville d'Ur, ô dieu! favorise-la! 
que l'épouse ... heureuse, ô seigneur! puisse implorer de toi la paix! que l'époux ... ô seigneur, puisse implorer de toi la paix! 
que les Archanges célestes ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix! 
que les Archanges de la terre ... ô seigneur, puissent implorer de toi la paix!


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Ven 4 Oct - 20:05
Nabu


Nabû est un dieu apparu tardivement dans le panthéon mésopotamien. On en a fait le fils de Marduk, et parfois, à partir du 1er millénaire, à voir en lui le successeur de son père à la tête des dieux. Il siégeait dans la ville de Borsippa. C’était le dieu mésopotamien de l’art d’écrire et protecteur des scribes. Ces fonctions étant aussi celles de Thot (chez les Égyptiens) et d’Hermès (chez les Grecs), on a tendu à l’associer comme eux à la planète Mercure. 

Nabu ou Nébo est le dieu de l'inspiration prophétique et de l'éloquence, le gardien des secrets de l'écriture, celui qui veille à la conservation des vieux documents et des archives sacrées. Comme Nisruk, dont il est une manifestation secondaire, on le qualifie quelquefois d'« l'intelligence suprême »; dieu de l'onction royale et le protecteur spécial des princes, on l'appelle aussi « le dieu qui porte le sceptre, le dieu de la tiare », et le sceptre symbole de souveraineté est un de ses attributs. Il est encore le dieu « qui surveille les légions du ciel et de la terre  », c'est-à-dire qui veille, en sa qualité de dieu savant et d'astre précurseur, à la régularité des mouvements des corps sidéraux et des phénomènes terrestres. 

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Nabu

Sous le roi Raman-Nirar III, le préfet de la ville de Kalah avait fait construire un temple au dieu Nabu, dont les ruines ont d'abord été fouillées par Loftus

On y a découvert plusieurs statues du dieu : c'est un vieillard vêtu d'une longue robe, les mains croisées sur la poitrine; ses cheveux et sa barbe sont arrangés à l'assyrienne; sa tiare est orné de cornes de taureau, symbole de la force et de la toute puissance divine; l'inscription qui est sur sa poitrine est ainsi conçue : 

« Au dieu Nabu, le gardien des mystères, le fils du E-Sagil, l'auguste, le directeur des planètes, le chef suprême, le fils du dieu des Nukimut (?), le protecteur, le recteur des astres brillants, le surveillant du ciel et de la terre; le tuteur de ceux qui bénissent son nom et lui prêtent une oreille attentive; celui qui tient la tablette des destinées ..., celui qui préside au lever et au coucher du soleil; celui qui marque le temps, le glorificateur de Bel; le seigneur des seigneurs dont la puissance est immuable et pour qui le ciel a été créé; le vainqueur, l'auguste, le vigilant qui fait bonne garde, le dieu qui habite le temple E-Zida, au milieu de Kalah ... Qui que tu sois, toi qui vivras après moi, mets ta confiance dans le dieu Nabu, et ne te confie pas à un autre dieu. ».

Un autre hymne à la louange de Nabu le qualifie de la manière suivante :

Seigneur, à ta puissance, aucune puissance n'est égale ;
... à ta demeure, le temple E-Zida, aucune demeure n'est égale;  
A ta ville, Borsippa, aucune ville n'est égale; 
A ta campagne, la Babylonie, aucune campagne n'est égale. 
Ton arme est un ogre dont la bouche n'est jamais privée de venin. 
Ton commandement est invariable comme les cieux; dans les cieux tu es sublime.


Enfin, nous citerons un dialogue mystique entre le roi Assurbanipal et le dieu Nabu :

« Je t'ai ouvert (mon coeur), ô Nabu, dans l'assemblée des [dieux]. 
Mes soucis n'ont pas diminué, le but de ma vie n'est pas atteint. Je t'ai présenté (mes trésors), ô héros parmi les dieux, tes frères. 
(Et j'ai demandé) la gloire d'Assurbanipal pour longtemps, pour toujours. 
Et j'ai embelli (tes sanctuaires), sans cesse, ô Nabu! (Je t'invoque), ô Nabu, dans le comble de mes soucis. 
(Nabu) - Je suis ton soutien, ô Assurbanipal, pour l'éternité des jours. Tes pieds ne se fatigueront pas, tes mains ne se lasseront pas. 
(Elles sont ta force, et ne se reposeront pas dans tes conquêtes.) 
Tu ne retireras pas ta langue derrière tes lèvres, 
Car je te ferai don d'une belle éloquence. 
Je glorifierai ta tête, et j'ai glorifié tes images dans les temples divins. Nabu continue : « Que veut ta bouche? Pourquoi est-ce bon? 
... tu as exposé au dieu ta crainte? 
Ton  œuvre que j'ai rendue propice, les dieux me l'ont recommandée dans les décrets du temple Babur. 
Ton destin que j'ai rendu propice, la déesse me l'a recommandé, 
(Le bonheur) s'est assuré dans le temple de la souveraine du monde. Tes gloires, elle les fera grandir. oh! prolonge la vie à Assurbanipal ! » 
Fouillant dans ses trésors, Assurbanipal supplia Nabu, son seigneur :  
« Moi, ton serviteur, ô Nabu, tu ne m'abandonneras pas, 
Inscris-moi pour la vie. Devant toi, préserve mon âme de la mère des dieux. 
Moi, ton esclave, tu ne m'abandonneras pas, Nabu impénétrable : sauve-moi au milieu de mes soucis ! » 
Une parole consolante partit alors de Nabu, son seigneur : 
« Ne crains rien, Assurbanipal, je te donnerai une vie longue! 
Je prendrai soin de ta vie en lui envoyant des souffles propices. 
Je ferai devancer pour toi le jour du bonheur matériel par décret de l'assemblée des dieux.-» 
Et Assurbanipal ouvrit son bahut et présenta à Nabu, son seigneur, 
Ce qu'il avait amassé, aux pieds de la reine de Ninive, la déesse de l'assemblée des dieux.  
« Dans le comble de mes soucis, tu ne m'abandonneras pas, Nabu! Dans le comble de mes passions, tu n'abandonneras pas ma vie! » 
(Nabu) : « Tu étais petit, Assurbanipal, quand je t'ai confié aux soins de la reine de Ninive. Tu étais nourrisson, Assurbanipal, quand je t'ai laissé sur les genoux de la reine de Ninive. Elle a essuyé la bave du coin de ta bouche, elle t'a allaité, la reine de Ninive, elle t'a abreuvé de son lait. 
Tes soucis, Assurbanipal, s'en iront comme l'écume sur la face des eaux, Comme ... ils fuiront le talon de tes pieds. 
Tu disparaîtras à la fin, Assurbanipal, en présence des dieux, et tu célébreras le dieu Nabu!


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Ven 4 Oct - 20:06
Utu / Shamash


Utu (en sumérien) / Shamash (dans les langues sémitiques) est le dieu mésopotamien du Soleil, et de l'équité (et, en cela témoin, des serments, comme Jupiter à Rome). Fils du dieu Lune, Nanna / Sin, et de Ningal, il est aussi le frère d’Inanna / Ishtar (associée à la planète Vénus). Son symbole est un disque orné d’une étoile à quatre branches séparées par des faisceaux de rayons ondulés. 

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Scène d'adoration. - Un fidèle arrose une plante sacrée devant 
une divinité assise, sans doute le dieu Shamash. 
(Stèle archaïque; Louvre).

Shamash est une des divinités les plus universellement invoquées; mais dans la hiérarchie céleste, il vient après Sin. On le qualifie hyperboliquement, dans les invocations qu'on lui adresse, d'arbitre des dieux, de grand juge du ciel et de la terre. Souvent on le représente simplement par l'image même du disque solaire; quelquefois le buste du dieu, coiffé de la tiare, émerge du centre de ce disque.  

Shamash avait des sanctuaires à Babylone, à Larsa, à Sippara. 

Dans cette dernière ville dont il était la divinité poliade, il eut un temple resté célèbre tout le temps de la durée de l'empire assyrien on cite constamment ce sanctuaire avec celui d'Anunit, déesse qui passait, à Sippara, pour l'épouse de Shamash. Dans ce temple fameux, sans cesse embelli et restauré par les rois brûlait comme dans les sanctuaires de la religion de Zoroastre, un feu qui ne devait jamais s'éteindre. 

Il y a un bas relief trouvé à Abu-Habbu, aux ruines de l'ancienne Sippara, sur lequel on voit figuré, avec le disque solaire, l'édicule qui constituait le tabernacle de Shamash. Le dieu est majestueusement assis sur un trône, avec le symbole de sa puissance a ses pieds, et il tient dans sa main le disque et le sceptre magique. 

Dans la Bible, le dieu de Sippara (Sepharvaïm), reçoit le nom de Adrammelek, et son épouse celui de Anammelek, de sorte qu'il paraît évident qu'Adar ou Adra était un des qualificatifs du dieu Soleil, en même temps qu'un des noms de Sandan, l'Hercule assyrien. Une longue prière en faveur d'un roi tombé gravement malade, énumère les attributs de Shamash de la manière suivante :

Seigneur grand, du milieu des cieux brillants, à tes levers, 
Héros vaillant, Shamash, du milieu des dieux brillants, à tes levers, 
dans les verrous des cieux brillants, dans la porte qui ouvre le ciel, à tes ... dans la barre de la porte des cieux brillants ... dans la grande porte des cieux brillants,  
lorsque tu l'ouvres, dans les plus hauts sommets des cieux brillants,  
lors de ta marche rapide, les archanges célestes en respect et en joie s'empressent autour de toi; 
les serviteurs de la dame des dieux te conduisent en fête; les ... pour la paix de ton cœur te fixent les jours; les ... des foules des pays te contemplent avidement;  
Les esprits des cieux et de la terre, te conduisent en troupe ...  
Le seigneur, quant à moi, m'a envoyé,  
Le Seigneur grand, Êa, quant à moi, m'a envoyé. 
Fixe ce qui le regarde, enseigne l'ordre qui le concerne, décide la décision qui le touche. 
Toi, dans ta marche, tu diriges la race des hommes; fais briller sur lui un rayon de paix et qu'il guérisse sa souffrance; 
L'homme, fils de son dieu, a déposé devant toi ses manquements et ses transgressions.  
Ses membres sort dans la souffrance; il est douloureusement souillé par la maladie.  
Shamash, à l'élévation de mes mains, prête attention; mange son aliment, reçois sa victime, rends son dieu pour soutien à sa main.  
Par ton ordre, que son manquement soit absous! que sa transgression soit effacée! 
Que son malheur tourne à bien! que sa maladie revienne à la vie  
Rends la vie au roi! 
Alors, au jour où il revivra, que ta sublimité l'enveloppe de sa protection! 
Dirige le roi qui t'est soumis 
Et moi, l'enchanteur, ton serviteur soumis, dirige-moi.


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Ven 4 Oct - 20:07
An / Anu

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 An / Anu                                                ............................... Inanna

An (= l’En-Haut, en sumérien) / Anu (forme akkadisée). - Dieu mésopotamien du ciel. 

Il est le fondateur de la dynastie divine au pouvoir. Il forme avec Ea et Enlil la triade suprême du panthéon. Ses cités son Dê, Lagash, et surtout Uruk, où il est honoré dans l’E-ana (= demeure d’Anu), temple du ciel qu’il partage avec Inanna / Ishtar. Très redouté, on gagne sa faveur par des sacrifices. 

Fils d'Anshar et de Kishar, Anu, dont le nom même signifie ciel règne donc sur les espaces célestes. C'est là qu'il réside, dans la région la plus élevée qu'on appelle, « le ciel d'Anu ». Il est le dieu par excellence, le dieu suprême. 

Toutes les autres divinités l'honorent comme leur père, c'est-à-dire comme leur chef

C'est auprès de lui qu'elles viennent se réfugier quand un danger les menace, au moment du déluge par exemple, et c'est à lui qu'elles s'adressent lorsqu'elles ont une plainte à formuler. 

Ainsi la déesse Ishtar, durement repoussée par le héros Gilgamesh, va trouver Anu, son père; elle lui dit : « O mon père, Gilgamesh m'a maudite », et elle lui demande de « faire un taureau céleste », pour le lancer contre Gilgamesh.  

De même, Anu convoque à son tribunal tous les cas d'importance. Lorsque Adapa a brisé les ailes du Vent du Sud, Anu le cite devant lui. Puissance, justice, il réunit toutes les marques de la souveraineté. Il a pour attribut la tiare à cornes, qui symbolise la toute-puissance.  

Devant le trône élevé où il siège, sont placés les insignes de la royauté : « le sceptre, le diadème, la couronne et le bâton de commandement ». Lui-même est figuré sur les monuments par une tiare posée sur un trône. Il dispose d'ailleurs d'une armée : ce sont les étoiles, qu'il a créées pour détruire les méchants, et qu'on appelle « les soldats d'Anu ». 

Anu ne quitte jamais les régions célestes, ne descend pas sur la terre; quand il sort de son immobilité majestueuse, c'est pour se promener dans la portion du ciel qui lui est exclusivement réservée, et qui porte le nom de « route d'Anu ». 

Malgré sa suprématie incontestée, ce dieu n'est pourtant pas exempt de faiblesses. Lorsqu'il s'est agi de lutter contre Tiamat, par exemple, Anu n'a pu tenir tête au monstre et a laissé à Marduk la gloire du triomphe. 

Assisté de sa compagne, la déesse Antu, il préside de haut aux destinées de l'univers et ne s'occupe guère des affaires humaines. Aussi, bien qu'il n'ait jamais cessé d'être universellement vénéré, d'autres dieux ont fini par le supplanter et s'arroger certaines de ses attributions. Mais tel fut toujours le prestige du grand dieu, que la puissance des dieux usurpateurs ne fut solidement établie que lorsqu'ils eurent obtenu eux-mêmes le nom d'Anu. (F. G.).

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Ven 4 Oct - 20:08
Enki / Êa

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Enki (sumérien) / Êa (nom employé par les akkadophones) est le dieu mésopotamien de l’eau, il règne sur l’Océan primordial. 

Inventeur et défenseur des humains, maître de toutes les opérations d’exorcisme, père de Marduk, et qui résidait au temple de l’Apsû, dans la ville d’Eridu. Il est aussi le dieu de la sagesse, l’inventeur de l’écriture, de l’artisanat et des sciences. 

Dans les textes religieux, Êa joue le rôle de créateur, de démiurge et de gouverneur de l'humanité. 

Êa est l'Oannès des fragments de Bérose, l'Euahanès d'Hyginus, et l'Oes d'Helladius; on a vu en lui le pendant du dieu Thot de l'Égypte, et du Taout de la Phénicie, et, comme eux, auteur de toute science et de toute civilisation. Il reçoit, dans les inscriptions, les qualifications d' « antique », de « père des dieux » ; de « seigneur du monde inférieur, seigneur des ténèbres, maître des trésors cachés, celui qui fait parcourir au soleil les quatre régions du ciel ». 

Il est le révélateur de l'astronomie, l'inventeur de l'écriture et de tous les arts; c'est lui qui apprit aux humains comment le monde avait été formé; il est l'auteur de la genèse mésopotamienne. La forme grécisée de son nom Oannês, est une légère déformation du nom assyrien Êa-nunu « Ea poisson », de même que la forme transcrite par Hyginus, Euahanès, en a conservé la dénomination suméro-akkadienne Êa-Han, qui signifie aussi « Êa-poisson ». Celle étymologie est en harmonie parfaite avec la description que Bérose nous a transmise de cette divinité :

EA-ENKI : DIEU-CRÉATEUR DE LA RACE HUMAINE 



Présentation du Dieu annunaki Ea-Enki aussi connu sous d'autres noms tels que Shiva ou encore Prométhée ou Satya - créateur de la race humaine.


« Ce monstre, dit-il, avait tout le corps d'un poisson, mais au-dessous de sa tête de poisson, une seconde tête qui était celle d'un homme, des pieds d'homme sortant de sa queue, et une parole humaine; son image se conserve jusqu'à ce jour. »

Nous la trouvons, en effet, conforme au dire de l'historien de la Chaldée, dans les sculptures des palais assyriens, sur les cylindres en pierre dure et dans certaines figurines de terre cuite qui proviennent de la Babylonie. Il a la figure étrange d'un être muni d'une queue d'aigle et couvert d'une énorme peau de poisson dont, la gueule béante se dresse au-dessus de sa tête et dont le corps sur ses épaules. D'autres fois, sous la forme d'un buste humain coiffé de la tiare et terminé en queue de poisson, ce dieu ichthyomorphe est figuré nageant à la tête de la flotte des Assyriens. Sous cet aspect, il se confond avec une de ses émanations secondaires, le dieu Bel-Dagan (Dagon). Êa est la lumière divine, l'intelligence qui dirige l'univers, et, envisagé à ce point de vue, ses qualifications les plus hautes sont : 

« le guide intelligent, le dieu de la vie pure, le seigneur du monde visible, le seigneur des connaissances, de la gloire, de la vie, de l'espèce humaine. »

Bérose ajoute à la description que nous venons de rapporter, que le monstre Oannès s'élança tout à coup de la mer Erythrée (le golfe Persique) sur la plage de la Mésopotamie, afin de venir civiliser les humains qui vivaient-à la manière des brutes, sans mœurs et sans lois. 

« Il passait le jour au milieu des hommes, sans jamais prendre de nourriture, enseignant aux humains, les lettres, les sciences et tous les arts utiles, la manière de bâtir des villes, d'élever des temples, les lois, la géométrie, le secret de semer et de récolter, enfin tout ce qui constitue la civilisation, à tel point que depuis lors on n'a rien inventé de plus. Au coucher du soleil, cet Oannès rentrait dans la mer et y passait la nuit, car il était amphibie. Oannès écrivit un livre sur la genèse du monde et sur les règles de la civilisation, qu'il laissa aux hommes. »


Il n'est peut-être pas téméraire de rapprocher de la représentation de ce dieu, moitié homme moitié poisson, qui flotte à la surface des eaux du chaos, le texte de 
Sanchoniaton où il est rapporté, d'après les traditions phéniciennes, que le « Souffle du vent ténébreux » régnait sur le chaos à l'origine des choses, de même que le verset de la Genèse hébraïque qui raconte qu'avant la création « le Souffle de Dieu nageait sur les eaux. » 


Le dieu-poisson a donné son nom à Ninus, le héros éponyme de la légende de Sémiranis, et à la ville de Ninive elle-même, en assyrien Ninua; aussi, le nom de Ninive est-il exprimé idéographiquement, dans l'écriture cunéiforme, par le signe du poisson renfermé dans un étang sacré. 

On s'explique par là le jeu de mots consigné dans un passage de Nahum, quand le prophète juif dit de Ninive qu'elle est un étang rempli d'eau

On a aussi voulu rapprocher le nom Êa de celui de Nouah (Noé) le patriarche biblique : assimilation corroborée par un hymne magique en l'honneur du vaisseau mystique de Êa que garnissent « sept fois sept lions du désert », et où naviguent, « Êa qui fixe les destinées, Damkina dont la parole vivifie, Silik-mulu-hi, qui prophétise le renom favorable, Mun-abge (bienfaisant sur les vagues), qui conduit le seigneur de la terre, et Nin-Gar (maître du gouvernail?) le grand pilote du ciel. »  

Cet hymne énumère toutes les parties du vaisseau, en indique la signification conjuratoire et se termine par ce vœu : 

« Que le vaisseau devant toi vogue sur les canaux! Que le vaisseau derrière toi navigue sur la surface des eaux! En toi que la joie du cœur se développe dans sa plénitude! »

Le vaisseau de Êa navigue sur le grand océan (zu-ale) qui environne la terre, comme le vaisseau construit par Noé est jeté pendant quarante jours sur l'Océan sans limites.

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Ven 4 Oct - 20:09
Inanna / Ishtar

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Inanna (= Dame du Ciel, ou Dame de An (son père ou époux), en sumérien) / Ishtar (en akkadien), parfois appelée Bêlet (= la Souveraine), est une éesse composite de la guerre et de la discorde à Sumer, et de l'amour et de la volupté dans l'espace sémitique. 

Initialement célébrée à Uruk, sont culte se répand ensuite partout (grands temples à Ninive, Arbèles et Kalah). On l'associe couramment à la planète Vénus (et elle sera d'ailleurs plus tard assimilée par les Grecs à leur déesse Aphrodite (via sa version assyrienne Astarté), et par les Romains à leur Vénus).

Inanna Ishtar 





Présentation vidéo sur la déesse mésopotamienne Inanna/Ishtar, par sa prêtresse Ishara Labyris. Chant chamanique improvisé créé pour la déesse, par Ishara.

Un récit mythologique décrit sa descente aux Enfers où elle est retenue prisonnière (La mort et l'au-delà).

Pour s'en évader, elle conclut un marché qui laisse son amant Dumuzi / Tammuz captif à sa place. On a vu dans ce mythe une évocation du cycle de la planète Vénus, qui d'étoile du soir devient étoile du matin après sa disparition. Le même type d'interprétation a été donné par A. Aveni au mythe aztèque de Quetzalcoatl. 

L'élément passif et féminin dans le panthéon assyro-babylonien est, comme dans toutes les religions de l'Asie occidentale, représenté par une foule de divinités femelles qui dérivent les unes des autres et ne sont, au fond, que les manifestations diverses de la même déesse qui change de noms et d'attributs, suivant qu'on l'envisage comme divinité sidérale, terrestre ou infernale, ou comme épouse de tel ou tel dieu, car chaque dieu a une compagne. En assyrien, on l'appelle généralement Ishtar, mot d'où est dérivé le nom d'Astarté; ses deux temples les plus célèbres sont ceux de Ninive (Mossoul) et d'Arbèles (Erbil) où elle était représentée sous les deux principaux aspects de sa multiple nature; on invoque constamment, comme deux divinités parèdres, « Ishtar de Ninive » et « Ishtar d'Arbèles ».

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Statuette d'Ishtar en terre cuite. Avec ses hanches larges et qui presse ses deux mains sur ses seins d'où vont jaillir deux sources de vie, elle présente ici la physionomie des déesses-mères (ou mères des dieux) archaïques.


En Basse-Mésopotamie, c'est à Uruk ou Erech qu'il faut chercher l'origine de son culte; on l'honore sous le nom de Nanâ. Nabuchodonosor appelle Nanâ ou Anna, « la mère d'Uruk, la dame d'Uruk, » et il restaure son vieux temple nommé en suméro-akkadien le E-Anna ou E-hili-Anna, « la demeure d'Anna » ou « la demeure de la splendeur d'Anna ». Le nom d'Anna ou Anat qu'on lui donne, est le féminin d'Ana, et il a formé le grec Anaïtis, comme Nana a formé pour les Grecs Nanaea. Pour désigner la même divinité on emploie encore les noms de Malkit, Anunit, Zarpanit, Belit, Allat, et d'autres moins usuels. 

Elle est Belit quand on l'invoque comme reine des dieux et des hommes, maîtresse de l'univers organisé; Damkina, envisagée comme souveraine des ondes; épouse du dieu-poisson, dans lequel se personnifie Êa, l'intelligence divine; Ishtar, à la fois comme guerrière, « reine des batailles » et déesse des amours, épouse de Dumuzi ou Tammuz, le jeune dieu lumineux ravi à la fleur de l'âge, enfin comme présidant à la planète Vénus; Zirbanit ou Zarpanit, comme formatrice des germes,  déesse de la fécondité chez les êtres animés; génératrice, Muallidat (Mylitta), honorée par les prostitutions sacrées de Babylone; Anunit, comme « l'étoile du fleuve Tigre », comme la planète Vénus en tant qu'associée conjugalement au Soleil; Gula, comme Lune, et par suite triforme, et se confondant avec Sin; enfin Allat comme déesse chthonienne et funèbre, reine des enfers On la représente comme l'épouse de Bel-Marduk, comme l'épouse de Shamash, comme l'épouse de Adar-Sandan. De même que Hécate chez les Grecs, elle change de nom avec les phases de la lune croissante, pleine et décroissante; aussi avait-elle à Borsippa trois sanctuaires a la fois, réunis dans une même, enceinte : « le grand temple, le temple de la vie et le temple de l'âme vivante. » 

Tantôt, la déesse a un aspect guerrier et préside aux combats, tantôt elle est la déesse de l'amour et de la volupté et son symbole est la colombe, tantôt elle est la déesse mère et tient son enfant dans ses bras. Tel est le sens mystique du personnage légendaire de Sémiramis qui n'est que l'incarnation de cette déesse triforme. Cette multiplicité d'aspects de la divinité femelle est nettement exprimée dans un hymne à la planète Ishtar ou Vénus, où l'on célèbre en même temps l'androgynisme essentiel de la divinité femelle, et la notion de l'inceste divin, du dieu Tammuz, mari de sa mère : données qui n'ont été répandues dans le monde grec que par les Orphiques et les Néoplatoniciens, mais qui, plus de deux mille ans avant l'ère chrétienne, étaient professées à l'état de dogmes formels dans les écoles du sacerdoce assyro-babylonien : 

L'astre femelle est la planète Vénus (Dilbal); elle est femelle au coucher du soleil; 
L'astre mâle est la planète Venus; elle est mâle au lever du soleil;  
La planète Vénus, au lever du soleil, Shamash est le nom de son possesseur a la fois et son rejeton. 
La planète Vénus, au lever du soleil, son nom est la déesse d'Agadé (Anunit) 
La planète Vénus, au coucher du soleil, son nom est la déesse d'Uruk (Nana).  
La planète Vénus, au lever du soleil, son nom est Ishtar parmi les étoiles.  
La planète Vénus, au coucher du soleil, son nom est Belit parmi les dieux.


C'est ainsi que la même divinité symbolise les évolutions perpétuelles du principe féminin et passif de la nature : ce qui n'empêche pas que chacune de ces formes nombreuses s'incarne, pour ainsi dire, pour devenir l'épouse d'un dieu, et qu'elle a sa vie propre et individuelle. 


Ishtar a son rôle et ses attributs dans le ciel, aussi bien qu'Allat, la reine des enfers, qui parfois lui est opposée, comme dans le poème de la descente d'Ishtar aux enfers, où elle est sa sœur et sa rivale.

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Ven 4 Oct - 20:10
Nergal / Irra

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NERGAL


Nergal (en sumérien = Autorité de la Grande-Ville, autrement dit de l’Enfer) ou Irra (Erra) est le dieu mésopotamien des maladies et de la guerre. 

Il est la principale divinité infernale, et l’époux d’Ereshkigal. Augure de malheur, la planète Mars lui était associée par les astrologues. 
Nergal était originairement la divinité tutélaire de la ville de Kutha (Kutu). C'était le dieu lion, ilu Ariu. Son nom signifie « celui qui piétine », et vient de ce que les Babyloniens avaient remarqué le mouvement rétrograde de la planète Mars. Il était adoré sous la figure d'un lion; aussi, les lions ailés qui entraient dans la décoration symbolique des palais, sont-ils appelés des nirgalli; on le représente souvent avec une tête de lion sur un corps d'homme, et tenant à la main un glaive.  

Les inscriptions le qualifient « le grand héros, le roi des mêlées, le maître des batailles, le champion des dieux, le dieu de la chasse. » Ces titres ressemblent fort à ceux de Adar-Sandan; aussi, il est parfois difficile de distinguer ces deux divinités d'après leurs attributs caractéristiques.  

Les Kuthéens transportés à Samarie rendaient un culte, prétend une tradition rabbinique, le dieu Nergal, sous la figure d'un coq. Cette assertion n'est peut-être pas tout à fait une simple invention des rabbins, car sur plusieurs cylindres assyriens-babyloniens, on voit un coq placé comme attribut à côté du dieu Nergal; il en est un, même, qui offre la figure d'un dieu, à pieds et à queue de coq. Rappelons-nous enfin que les Yézidis de nos jours, rendent un culte à leur divinité suprême sous la forme d'un coq de bronze.

A cette imploration des dieux, seule était soustraite une épreuve, celle de la mort. Il existe des procédures exorcistes contre l’accident mortel, le trépas prématuré mais pas la moindre contre cette conclusion attendue de la vie. Pourtant même après son décès, l’homme ne quittait pas l’emprise et la mainmise des deux. Il ne restait alors de lui, outre le corps revenu par degrés à son « argile » première, qu’une façon de double ombreux, volatil, aérien, un « fantôme » qui introduit par l’orifice de la tombe dans son nouvel habitacle, rejoignait la cohorte infinie de ses prédécesseurs sous la terre, en enfer, immense, ténébreuse, silencieuse et triste caverne, où tous devaient mener à jamais une existence morne, laquelle ne les gardait pourtant pas, une fois ou l’autre, de revenir tourmenter les vivants oublieux et qui ne leur fournissaient pas en libations et offrandes, de quoi entretenir leur existence chétive. Mais s’ils avaient changé d’état, ils n’avaient pas changé de condition et étaient toujours les sujets des dieux souverains dans leur anti-ciel où tout ce qui se trouvait de positif sur terre était en quelque sorte affecté du signe négatif. Tout un panthéon, différent du céleste, y exerçait le pouvoir, sous l’autorité souveraine de la déesse Ereskigal, lus tard rejointe par le terrible Nergal, son époux.

A  l'imploration des dieux, seule était soustraite une épreuve, celle de la mort. 

Il existe des procédures exorcistes contre l’accident mortel, le trépas prématuré mais pas la moindre contre cette conclusion attendue de la vie. Pourtant même après son décès, l’homme ne quittait pas l’emprise et la mainmise des deux. Il ne restait alors de lui, outre le corps revenu par degrés à son « argile » première, qu’une façon de double ombreux, volatil, aérien, un « fantôme » qui introduit par l’orifice de la tombe dans son nouvel habitacle, rejoignait la cohorte infinie de ses prédécesseurs sous la terre, en enfer, immense, ténébreuse, silencieuse et triste caverne, où tous devaient mener à jamais une existence morne, laquelle ne les gardait pourtant pas, une fois ou l’autre, de revenir tourmenter les vivants oublieux et qui ne leur fournissaient pas en libations et offrandes, de quoi entretenir leur existence chétive. Mais s’ils avaient changé d’état, ils n’avaient pas changé de condition et étaient toujours les sujets des dieux souverains dans leur anti-ciel où tout ce qui se trouvait de positif sur terre était en quelque sorte affecté du signe négatif. Tout un panthéon, différent du céleste, y exerçait le pouvoir, sous l’autorité souveraine de la déesse Ereskigal, lus tard rejointe par le terrible Nergal, son époux.

Le palais infernal de lapis-lazuli qu’on leur avait imaginé était vu au centre d’une citadelle souterraine immense, enclose d’une formidable muraille et dans laquelle nul ne pouvait pénétrer que par la porte, sévèrement gardée par l’impitoyable Pêtû, geôlier en chef, assisté de tout un personnel de divinités secondaires pour assurer sécurité et surveillance. On avait septuplé ce rempart, et les sept murailles concentriques qui défendaient le palais central des souverains infernaux, étaient munies chacune de sa porte, gardée par son propre cerbère. Cette disposition, transposée des capitales d’ici-bas, explique apparemment le nom de Grand-Ville que l’on avait donné à l’enfer, une ville où on imaginait même des rues.

Il est probable que ce qu’on raconte, dans Istar aux enfers, du dépouillement progressif du nouvel arrivé, qui, à chacune des portes, doit abandonner quelque chose de lui, jusqu’à entrer complètement dépouillé dans l’ultime enceinte, où il sera dorénavant détenu, représente, adapté à la « topographie » des lieux, un développement de cette même évidence foncière que la mort nous spolie à jamais.

La mort et ses séquelles formant le destin identique et universel des hommes, cette existence, en bonne logique, eût dû être la même exactement pour tous, et le dépouillement total qui leur était imposé à leur entrée en enfer le suggère. Mais dans une société aussi hiérarchisée que celle de l’antique Mésopotamie, il était difficile de ne pas transposer les différences de niveaux de vie dans l’au-delà. 

C’est ce qui a dû être à l’origine de l’entassement des trésors, des commodités de la vie, voire du personnel domestique immolé, autour des dépouilles des souverains d’Ur et de Kis aux alentours de 2500. Les rois restaient donc rois après leur mort : et pourquoi pas les autres ? On s’est assez vite tout de même abstenu de pousser cette maxime jusqu’à ses conséquences les plus sanglantes en sacrifiant au souverain, pour son accompagnement, tout ou partie de sa cour.

Ces inégalités du sort des défunts en leur séjour éternel pouvaient s’expliquer en partie par la différence du traitement qu’ils recevaient de ceux qu’ils avaient laissés sur la terre

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Ven 4 Oct - 20:11
Ningirsu / Ninurta

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Ningirsu / Ninurta, dieu de Lagash, étreignant d'une main l'aigle éployé - son emblème - 
et tenant dans l'autre un casse-tête, dont il semble menacer les captifs pris dans son filet. 
(fragment de la Stèle des Vautours, art sumérien archaïque; IIIe millénaire av. J.-C.: Louvre).



Ningirsu (= Seigneur de la ville de Girsu, en sumérien) / Ninurta (= Seigneur de la Terre), fils d’Enlil, est le dieu de la guerre et de la chasse mésopotamien. 

D’abord tenu pour dieu de l’agriculture. Il est à partir du IIIe millénaire très célébré pour avoir été le champion des dieux et le sauveur du pays contre les barbares.

Le dieu de la force, qui présidait à la planète Saturne et qui fut l'analogue de l'Héraclès grec porte dans les textes cunéiformes un nom composé de deux éléments idéographiques Nin-ib ou Nin-dar. Les Grecs l'ont appelé Sandan, et on l'a assimilé à Adar, le dieu de la force chez la plupart des nations sémitiques.  

Quoiqu'il en soit, le caractère et le rôle de ce dieu, dans la mythologie assyro-babylonienne sont bien connus; aucune divinité n'est plus fréquemment invoquée a Ninive; elle occupe une place moins prépondérante à Babylone. 

On lui donne les épithètes de « terrible, seigneur des braves, maître de la force, exterminateur des rebelles, seigneur du glaive et des a armées. » Il se confondrait avec le personnage de Nemrod mentionné dans la Nemrod de la Bible, et personnifie la force et la vaillance, à la chasse comme à la guerre.

Le roi Samsi-Raman III s'était mis particulièrement sous la protection de Adar-Sandan, et nous avons reproduit l'invocation qu'il lui adresse en tête du récit de ses exploits guerriers.

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Ven 4 Oct - 20:12
Assur

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Assur (ou Ashur) est le nom de la première capitale de l’Assyrie en même temps que du dieu national assyrien, et, partant, le souverain de tous les dieux.

Créateur du ciel d’Anu et de l’humanité, c’est un dieu guerrier. 

Quand puissance de Babylone s'effaça devant celle de Ninive. Le dieu national des Assyriens, Assur, prit alors la première place. Pour faciliter la substitution, on identifia Assur avec l'antique Anshar babylonien. Assur devint donc :

« roi de la totalité des dieux, créateur de soi-même, père des dieux, créateur du ciel d'Anu et de l'enfer, auteur de la totalité des hommes, habitant les cieux brillants, Seigneur des dieux, qui fixe les destins... ».

Son nom signifiait le bienveillant néanmoins, Assur était surtout un dieu guerrier, qui partageait les instincts belliqueux de son peuple. Il accompagnait les armées dans les combats, luttait à leurs côtés, dirigeant les coups des soldats, et rendant leurs armes victorieuses.

Aussi recevait-il les prémices du butin, et les peuples vaincus devenaient ses sujets. 

Il ne dédaignait pas d'ailleurs d'apparaître à ses fidèles pour stimuler leur courage et accroître leur confiance, tel ce roi de Lydie auquel il se montra et dit expressément :  

« Embrasse les pieds du roi d'Assur, Assourbanipal, et, en son nom, tu triompheras de tes ennemis».

On figurait généralement Assur sous la forme d'un disque ailé, ou encore monté sur un taureau ou flottant dans les airs. C'étaient là des représentations guerrières. Mais Assur n'était pas seulement un dieu belliqueux. En sa qualité de divinité suprême, il était aussi le grand dieu de la fertilité. On le représentait alors environné de rameaux, et on lui donnait pour attribut une chèvre. Son épouse est Inanna / Ishtar.

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Ven 4 Oct - 20:13
Ishkur / Adad

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dieu Adad, a


Adad. - Nom sémitique du dieu mésopotamien qui présidait à la pluie, à l’orage, aux tempêtes et aux autres phénomènes atmosphériques

Il a progressivement absorbé la personnalité de son équivalent sumérien Ishkur. 

Adad, que l'on représente généralement debout sur un taureau et tenant à la main les foudres, est le dieu de l'éclair, de la tempête. C'est lui qui déchaîne les orages, fait gronder le tonnerre, et courbe les arbres sous la fureur des vents. Enveloppé dans la nuée sombre, il rugit de sa voix puissante. Lorsque Bel a décrété le déluge, Adad est l'exécuteur des volontés du dieu son tumulte atteint jusqu'aux cieux.

Adad cependant n'a pas que cet aspect terrible.

La pluie qui dévaste est aussi la pluie qui féconde. De même, Adad, dieu de la tempête, est également le dieu qui amène le bon vent, et, à sa suite, la pluie bienfaisante. Il est le dieu de l'inondation qui fertilise et c'est par sa faveur que chaque année, à l'époque des crues, la terre se couvre du limon nourricier. Aussi lorsque Bêl voulut punir les hommes par une série de fléaux, il s adressa d'abord à Adad :

En haut, Adad épargna la pluie; - Elle fut obstinée, en bas, la crue, elle ne monta plus dans la source; - Le champ diminua ses profusions.

Enfin, Adad partageait avec Shamash le privilège de révéler l'avenir; il était, lui aussi, le « seigneur de la vision ». 

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Adad, dieu du tonnerre.

Dans ses diverses attributions Adad avait pour associée sa compagne, la déesse Shala.


Adad, nom porté dans la Bible par plusieurs rois d'Idumée et de Syrie, qui furent en guerre avec les Juifs : l'un d'eux fut tué par David; un autre assiégea Achab dans Samarie puis défit ce prince; un troisième, plus connu sous le nom de Ben-Adad, combattit Joram. 

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